Groupement Philatélique Régional Centre - Loire
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Max JACOB
(1876 - 1944)
1881
Tous droits réservés

Poète et peintre surréaliste


Infos
Notice
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Date d'émission 02/07/1976
Oblitération PJ Orléans - Quimper
 
Date de retrait 21/07/1977
DessinateurDESSIRIER
GraveurLACAQUE
Impression Taille-Douce rotative
Presse n° 8
Format 36 mm x 22 mm
Dentelé 13
Tirage 30 millions
Tarif du 1 octobre 1979
de la lettre simple dans le régime intérieur
de la carte postale dans le régime intérieur
la lettre simple pour le marché commun et la Canada
de la carte postale dans le régime international
Numéro YT 1881
Numéro Marianne 76-28
Autres présentations   
Gravure  
Commentaires d'après Picasso - Surtaxe au profit de la Croix-rouge

Maréchal Moncey

Mounet-Sully

Biographie Max Jacob
Biographie

Écrivain et peintre français dont l’œuvre, à la fois humoristique et profondément mystique, fut admirée par les surréalistes. tp 979
Max Jacob naquit à Quimper, où sa famille, juive d’origine allemande, s’était installée en 1806. À Paris, il se détourna d’une carrière administrative et partagea la vie de bohème de l’avant-garde artistique, regroupée autour du Bateau-Lavoir, à Montmartre. Il se lia notamment avec Carco et Picasso. Esprit anticonformiste aux talents éclectiques, il pratiqua la peinture, s’intéressa au théâtre et composa des livres pour enfants (Histoire du roi Kaboul Ier et du marmiton Gauvain, 1903; le Géant du soleil, 1904).
Soudainement converti au catholicisme à la suite d’une «apparition», il relata ses expériences mystiques dans la trilogie intitulée Saint Matorel (Saint Matorel, mystère chrétien, 1909 ; les Œuvres burlesques et mystiques du frère Matorel, mort au couvent de Barcelone, 1912 ; le Siège de Jérusalem, 1912). Il revint à ses origines bretonnes en livrant en 1911, sous le pseudonyme de Morven le Gaélique, la Côte, recueil de chants celtiques, qu’il enrichit au fil des années (Poèmes de Morven le Gaélique, posthume, 1953). Ses premières œuvres contribuèrent à forger l’image d’un poète éclectique et joueur.
En 1917, Max Jacob réunit de courts poèmes en prose dans un recueil intitulé le Cornet à dés, avec lequel il entendait participer à l’esprit de son temps, à ce qu’on appela plus tard, en se référant aux expériences tp 1300 de Picasso sur le collage, le «cubisme littéraire ! ». Ce recueil, imaginatif et souvent cocasse, influença durablement les surréalistes. Le théoricien dès lors ne cessa de dialoguer avec les poètes les plus novateurs, tels Apollinaire ou Reverdy (Art poétique, 1922 ; Conseils à un jeune poète, posthume, 1945). Après les poèmes et les proses autobiographiques de la Défense de Tartufe (1919), où il évoque sa spiritualité torturée, parurent les poèmes lyriques et fantaisistes du Laboratoire central (1921).
Durant la Première Guerre mondiale, il s’était lié avec Modigliani et Cocteau. tp 2801 En 1921, il fit une première retraite à l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, où il composa, dans la veine de Cinématoma, fragments des Mémoires des autres (1920) et des nouvelles du Roi de Béotie (1921), l’essentiel de son œuvre romanesque (le Cabinet noir, 1922 ; Filibuth ou la Montre en or, 1923 ; le Terrain Bouchaballe, 1923), qui distille des portraits satiriques de la petite bourgeoisie. Sa poésie se nourrit alors de ferveur religieuse (Visions infernales, 1924 ; les Pénitents en maillots roses, 1925 ; le Fond de l’eau, 1927).
Il renoua un temps à Paris avec le cours d’une vie mondaine et dissolue, écrivit pour le théâtre et composa de nouveaux poèmes, avant de reprendre le chemin de l’abbaye. En 1938, parurent les poèmes de Ballades en prose. Pénitent hanté par le pressentiment d’une mort tragique, il fut arrêté le 24 février 1944 en raison de ses origines juives, et mourut peu de temps après d’une pneumonie au camp de Drancy.

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