Groupement Philatélique Régional Centre - Loire
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| Pierre de RONSARD (1524 - 1585) |
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| 0.75 f | ||
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Humaniste et Poète |
| Date d'émission | 06/10/1924 | ||
| Oblitération PJ |
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| Date de retrait | 01/12/1924 | ||
| Dessinateur | DAUTEL | ||
| Graveur | DELZERS | ||
| Impression | Typographie à plat |
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| Format | 21 mm x 17 mm | ||
| Dentelé | 14 x 13.5 --- 17 x 21 | ||
| Tirage | |||
| Tarif | du 1 avril 1924 de la lettre simple pour l'étranger |
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| Numéro YT | 209 | ||
| Numéro Marianne | 24-11 | ||
| Autres présentations | |||
| Gravure | |||
| Commentaires | Démonétisé le 31 décembre 1925 | ||
Pierre de Ronsard est né en septembre 1524 près de Vendôme au sein
d'une famille noble. Il passa une partie de son enfance et de sa jeunesse comme
page auprès de diverses princesses royales, mais une surdité précoce lui interdit
la carrière des armes et de la cour à laquelle il s'était destiné. Il se tourna
donc vers les ordres mineurs, reçut la tonsure et se vit attribuer des bénéfices
ecclésiastiques qui lui assurèrent un revenu constant. Cette situation privilégiée
lui permit de se consacrer en toute liberté à la poésie.
En 1544, il se rendit au collège de Coqueret, à Paris, où il eut pour maître le
grand helléniste français Jean Dorat. C'est à cette période que Ronsard décida
de former avec d'autres jeunes poètes parmi lesquels son ami
le célèbre groupe de la Pléiade, afin de définir de nouvelles règles poétiques.
Dès 1549, du Bellay avait donné au groupe ce qui allait devenir son manifeste,
la Défense et Illustration de la langue française. Ce
texte, malgré un contenu théorique assez succinct, affichait de grandes ambitions
: défendre le français contre ses détracteurs, enrichir son vocabulaire et ses
tournures (par des apports étrangers essentiellement) et composer des uvres
inspirées des auteurs grecs et latins, en leur empruntant des formes anciennes
comme l'ode, l'élégie, l'épopée ou la tragédie.
Dès lors, la vie de Ronsard fut partagée entre deux pôles : Paris, d'une part,
et les prieurés du Vendômois et de Touraine, d'autre part. À Paris, il fréquentait
des poètes, des humanistes, des clercs, des gens de cour!; il participait activement
à la vie des premiers salons et à l'activité de l'Académie de poésie et de musique,
créée par Jean Antoine de Baïf. Mais, quand Henri III succéda en 1574 à Charles
IX, le roi-ami, il se réfugia davantage dans ses prieurés, où il occupait ses
journées à la lecture, à la poésie, au jardinage et aux promenades. Ce partage
entre des lieux diamétralement opposés se retrouve dans son uvre. Il est
vrai que la carrière poétique de Ronsard s'étend sur une trentaine d'années
(1550-1585) : cette longue période de production lui a permis de s'essayer à
presque tous les genres, depuis les poèmes de circonstances jusqu'aux poésies
plus per
sonnelles. Il mourut au prieuré de Saint Côme, à La Riche, prés de Tours,
le 27 décembre 1585.