Groupement Philatélique Régional Centre - Loire
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| Abbé GRÉGOIRE (1750 - 1831) |
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| 2.50 F | ||
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| Date d'émission | 30/10/1990 | ||
| Oblitération PJ | Paris - Veho-Embermenil (54) |
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| Date de retrait | 10/05/1991 | ||
| Dessinateur / Graveur | GAUTHIER | ||
| Impression | Taille-Douce rotative |
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| Format | 26 mm x 40 mm | ||
| Dentelé | 8 millions | ||
| Tirage | |||
| Tarif | du de la lettre simple dans le régime intérieur |
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| Numéro YT | 2668 | ||
| Numéro Marianne | 90-54 | ||
| Gravure | |||
| Commentaires | Vendu en bloc indivisible | ||
Les timbres de la série : Bicentenaire de la Révolution
Gaspard Monge ![]() |
Création du drapeau tricolore ![]() |
Création des départements français ![]() |
Ecclésiastique et homme politique français, défenseur de l'émancipation
des Juifs pendant la Révolution française, qui fut le premier à prêter serment
à la Constitution civile du clergé.
Né à Vého, en Lorraine, Henri Grégoire, fils d'un modeste artisan, fit ses études
chez les jésuites de Nancy puis au séminaire de Metz. Ordonné prêtre en 1775,
curé du petit village lorrain d'Embermesnil à partir de
1782, il n'hésita pas à voyager, notamment en Suisse et en Allemagne, et à se
tenir au courant de la vie intellectuelle de son époque. En 1788, il publia son
Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs,
dans lequel il réclamait pour cette population alors tenue en marge un statut
lui conférant une véritable dignité. Élu député du clergé aux États
généraux de 1789,
il fut l'un des premiers membres du clergé à rejoindre les députés du tiers état.
Très actif lors de la nuit du 4 août, il demanda vainement, lors de la discussion
préparatoire à l'adoption de la Déclaration des droits de l'Homme, que fût également
élaborée une déclaration des devoirs. En septembre 1791, il réussit à faire consacrer
le principe de l'égalité civile des Juifs.
Le premier à avoir prêté serment à la Constitution civile du clergé, il fut
élu évêque constitutionnel de Blois en 1791 ; la même année, il fut envoyé par
le département du Loir-et-Cher à la Convention, où dès la première séance, il
se prononça pour l'instauration de la République. En 1793, pourtant, envoyé
en mission à l'armée du Mont-Blanc, il écrivit à la Convention qu'il refusait
de voter la mort du roi, restant fidèle à l'opposition qu'il avait manifestée
à l'endroit de la peine capitale.
Incessante, son action se développa en faveur de la promotion du français, qu'il
voulait rendre obligatoire dans
l'enseignement, l'unité linguistique devant selon lui faciliter la cohésion de
la République, mais également en faveur de l'instruction publique (il fut à l'origine
de la création du Conservatoire des arts et métiers, du Bureau des longitudes
et de l'Institut de France, dont il fit partie) et de la lutte pour l'égalité :
c'est à son initiative que fut votée, le 4 février 1794, l'abolition
de l'esclavage.