Groupement Philatélique Régional Centre - Loire
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Charles PEGUY
(1873 - 1914)
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En arrière plan : la Cathédrale de Chartres


Infos
Notice
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Date d'émission 10/06/1950
Oblitération PJ Loiret et Eure-et-Loir
 
Date de retrait 24/03/1951
Dessinateur / GraveurGANDON
Impression Taille-Douce rotative
Format 22 mm x 36 mm
Dentelé 13
Tirage 3.82 millions
Tarif du 6 janvier 1949
de la carte postale pour le régime intérieur
Numéro YT 865
Numéro Marianne 50-05
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Biographie
Biographie

Poète et essayiste français, dont la revue, les Cahiers de la quinzaine, a marqué la vie intellectuelle française de son temps.
D'origine modeste, mais non paysanne comme il le prétendait, et orphelin de père très jeune, il put, grâce au tp 1225 système des bourses, entrer en 1894 à l'École normale supérieure, où il eut pour maîtres Joseph Bédier, Romain Rolland et Bergson ; ce dernier eut d'ailleurs une grande influence sur son évolution religieuse. En 1896-1897, il écrivit une trilogie dramatique dédiée tp 2355 à la «République socialiste universelle», Jeanne d'Arc; ce personnage devint une figure essentielle de son œuvre. En 1898, il participa activement à la campagne en faveur de Dreyfus et créa une librairie socialiste avec Georges Bellais. Diverses difficultés financières et des désaccords avec le parti le poussèrent à rompre avec ses amis et à se lancer dans l'aventure des Cahiers de la quinzaine, «journal vrai» qui parut pour la première fois en 1900. Si cette revue (238 livraisons entre 1900 et 1914), à périodicité irrégulière, permit à Péguy de publier ses œuvres (ainsi que celles d'écrivains tels que Romain Rolland, qui y fit paraître Jean-Christophe), elle reflète surtout son étonnant parcours politique et intellectuel : en 1900, il est républicain, socialiste et athée; en 1914, catholique fervent, nationaliste et antisocialiste. Deux événements contribuèrent à cette évolution : d'une part la campagne anticléricale du gouvernement Combes, de 1902 à 1904, qui choqua son sens de la liberté et d'autre part, la crise franco-allemande de 1905 pour la domination du Maroc, qui lui fit prendre conscience du péril germanique. C'est à ce moment-là qu'il écrivit Notre patrie, où il exalte la grandeur de la France.
En 1910, dans Notre jeunesse, il s'interroge sur le sens de son engagement dreyfusard : «Tout commence en mystique et finit en politique, tp 1217 écrit-il. Son évolution politique le mena à combattre à la fois Maurras et Jaurès , qui fut la cible de ses attaques dans l'Argent (1913), mais également le «parti intellectuel», dont l'emblème était la Sorbonne. Péguy retrouva à partir de 1907 la foi de son enfance, tout en se tenant éloigné de l'Église et de ses sacrements. Sa conversion fut rendue publique, à travers sa poésie, en 1910 avec la parution du Mystère de la charité de Jeanne d'Arc, suivi du Porche du mystère de la deuxième vertu (1911) et du Mystère des saints Innocents (1912).
religion de Péguy est un hymne à l'espérance, deuxième vertu théologale; il donne aussi une importance fondamentale au dogme de l'Incarnation. Cette pensée de la religion est à l'œuvre dans la Tapisserie de Sainte Geneviève et de Jeanne tp 848 d'Arc (1912), dans la Tapisserie de Notre-Dame, qui comprend la célèbre «Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres», et dans Ève, œuvre  qui fait la grande fierté de Péguy, qui y voyait son Iliade. La manière litanique domine dans sa poésie, laquelle se confond presque par moments avec la prière, à la fois par sa forme et par les thèmes abordés, qui sont tous tournés vers le sacré. tp 2995
Péguy consacra également des textes en prose à la critique littéraire et philosophique. Victor-Marie, comte Hugo tp 2329A (1911) comprend une étude sur Booz endormi et  un parallèle célèbre entre Racine et Corneille selon Péguy, le chef-d'œuvre de ce dernier est Polyeucte, tragédie sacrée et profane d'une grande humanité. Dans ses deux derniers textes, en 1914, Note sur M. Bergson et Note conjointe sur M. Descartes. Il rendit hommage à ses deux maîtres à penser. Il mourut dans les premiers jours de la guerre.

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