Groupement Philatélique Régional Centre - Loire
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| Marcel PROUST (1878 - 1922) |
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| 0.30 F + 0.10 F | ||
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Le pont Saint Hilaire à Illiers |
| Date d'émission | 12/02/1966 | ||
| Oblitération PJ | Paris et Illiers |
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| Date de retrait | 10/09/1964 | ||
| Dessinateur / Graveur | PHEULPIN | ||
| Impression | Taille-Douce rotative Presse n° 5 |
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| Format | 22 mm x 36 mm | ||
| Dentelé | 13 | ||
| Tirage | 3.32 millions | ||
| Tarif | du 15 janvier 1965 de la lettre simple dans le régime intérieur |
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| Numéro YT | 1472 | ||
| Autres présentations | |||
| Gravure | |||
| Commentaires | surtaxe au profit de la Croix-Rouge | ||
Les timbres de la série : Célèbrités
Saint Pierre Fourier ![]() |
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Écrivain français qui s'efforça d'atteindre
la substance du temps pour se soustraire à sa loi, afin de tenter de saisir, par
l'écriture où le «temps perdu» est enfin retrouvé
l'essence d'une réalité enfouie dans l'inconscient et «recréée par notre pensée».
Né à Paris d'un père médecin et d'une mère
issue de la haute bourgeoisie juive, Proust grandit à Paris et à Illiers
, village de la Beauce dans lequel il passa la plupart de ses vacances.
Très jeune, il se mit à fréquenter les milieux mondains de la capitale et à écrire. Ses premiers
textes parurent dans le Banquet, revue qu'il avait fondée avec des camarades du
lycée Condorcet,
ainsi que dans la Revue blanche. En 1895, il entreprit la rédaction d'un roman autobiographique,
Jean Santeuil (posthume, 1952) puis, publia un recueil de nouvelles, d'essais et de vers,
les Plaisirs et les Jours, (1896), accompagné d'une préface d'Anatole France.
Sa vie se partageait alors entre les plaisirs du monde, la lecture et l'écriture. Admirateur du critique d'art et
sociologue anglais John Ruskin, il traduisit plusieurs de ses uvres, notamment la
Bible d'Amiens (1903) et Sésame et le Lys (1906). À la même période, Proust
fut profondément
éprouvé par la mort de son père (1903), puis par celle de sa mère (1905), à qui il
vouait une véritable adoration. À partir de 1908, il se consacra davantage à son
uvre, et entreprit la rédaction d'une étude sur Sainte-Beuve.
Toutefois, c'est un roman qu'il proposa successivement à plusieurs maisons d'édition, sans succès.
Il reprit alors le manuscrit, y introduisit des épisodes nouveaux, et transforma la conclusion
initiale du récit, qui devait être un essai d'esthétique, en une description de la
matinée Guermantes, qui occupe aujourd'hui la moitié du Temps retrouvé. Ainsi
étoffée, la première partie du manuscrit, intitulé Du côté de chez Swann,
finit par être éditée à compte d'auteur en 1913, amputée d'un passage, qui se situe,
dans la version définitive, au début d'À l'ombre des jeunes filles en fleurs. En
1914, la mort accidentelle d'Alfred Agostinelli, avec qui il avait une liaison depuis
1907, laissa Proust en proie à immense chagrin.
La douleur provoquée par la perte de cet être cher, qui lui inspira en partie le personnage
d'Albertine dans la Recherche, fut également à l'origine de la rédaction de la Prisonnière
et d'Albertine disparue. Dorénavant et jusqu'à sa mort, Proust ne cessa de remanier ses textes,
corrigeant les cahiers déjà écrits, les complétant (ces ajouts composent des pans
entiers de l'uvre actuelle), et se préoccupant de la publication de la Recherche.
Reprenant à Grasset les droits de Du côté de chez Swann pour le publier à la NRF,
il fit paraître en 1919 à l'ombre des jeunes filles en fleurs, qui lui valut le prix Goncourt,
puis les deux tomes du Côté de Guermantes (1920 et 1921) et ceux de Sodome et
Gomorrhe (1921 et 1922).L'ensemble était achevé, mais les derniers volumes furent
publiés après sa mort : la Prisonnière
en 1923, Albertine disparue en 1925, le Temps retrouvé en 1927, Jean
Santeuil, son roman de jeunesse, qui est en quelque sorte l'ébauche de la Recherche,
seulement en 1952 et Contre Sainte-Beuve en 1954.